Références Personnelles

- 10km : 39'36
- 15km : 1h01'35
- Semi Marathon : 1h28'55
- Marathon : 3h44'15

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- VMA : 17,5km/h
- FcMax : 194
- FcRepos : 44

Training

 

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So what ?

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La course à pied, qu’on se le dise, c’est ce qui m’anime, me maintient à flot. N’ayons pas peur des mots, courir est pour moi une drogue. Quelques jours sans une sortie et je suis en manque, il me faut ma dose d’endorphine. Mais j’ai toujours été un compétiteur dans l’âme et ce même à mon modeste niveau. De fait, aller courir par mauvais temps, se motiver par flémardise aiguë, sortir après une journée de boulot éprouvante, nécessite un challenge, un objectif sans lesquels, à la question : « mais pourquoi tu cours ? », il m’est bien difficile de répondre.

Dimanche 19 juillet 2009 7 19 /07 /2009 16:26


Moi qui suit compétiteur dans l’âme, je sais très bien ce que signifie : se fixer un objectif et s’y tenir. Mais il en est qui prennent des allures d’engagement personnel.  Gloria, je l’ai rencontré en stage de course à pied, à Mati…. Une sacrée compétitrice, elle aussi.

 

Mais là, son projet n’a rien avoir le chrono, une expérience humaine.

 

www.parisbeyrouth-en-courant.com



Par Krylin - Publié dans : A run life
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Mercredi 15 juillet 2009 3 15 /07 /2009 20:24




Les bornes défilent en ce moment. Je peaufine ma condition physique par du travail de PPG combiné à des sorties en endurance active.  J’en suis maintenant arriver à constater que 4 séances par semaine me vont très bien. 5, c’est juste une cuillère en plus, mais c’est cette couche supplémentaire qui au fil des semaines me fait, et m’a fait, accumuler de la fatigue, laissant la porte ouverte aux bobos.

 

Je profite du break de la fête nationale pour arpenter de nouvelles routes. Là, j’ai découvert un petit circuit qui fait le tour du bassin d’Arcachon… Un terrain de jeu long de 39km…. Tiens, on pourrait presque y courir un marathon, en plus on y perdrait pas en terme de paysage.

 




Qu’elle n’a pas été ma surprise  de constater que…. Oui, le circuit de la dune blanche accueil bien un marathon !

 

Vous vous en doutez, il figure déjà en bonne place dans ma « To Do » list…


http://www.marathon-des-villages.com/

Par Krylin - Publié dans : Entrainement
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Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /2009 12:23




Je n’ai pas hésité longtemps à répondre favorablement à la proposition de Laurent : l’accompagner durant 25km sur la première boucle des 100km du Morvan. Voyons, 25km c’est à peu de chose près la distance des mes sorties longues et çà tombe bien, je suis en plein travail d’endurance. A ce moment, je me suis dis que ce serait sympa de pouvoir joindre l’utile à l’agréable.

 

L’agréable ? J’étais convaincu de faire le plein de bonne humeur et de plaisir ce week-end.

L’utile ? Pouvoir intégrer cette course dans ma programmation foncière, tout en donnant un sérieux coup de main à mon hôte du week-end.

 

Pour l’instant, çà s’annonce plutôt bien… les 24 bornes effectuées à Choisy Le Roi n’ont pas laissé de traces, ma séance de la veille non plus… alors sus au Morvan… et au diable les côtes !

 

Gâteau sport maison en main, je discute nonchalamment avec Laurent qui est en pleine préparation de sa boisson isotonique. Le stresse le gagne déjà. L’objectif : en finir en 2h30… soit une moyenne de 10km/h… je me dis que çà peut le faire, Laurent lui est en plein doute. On étudie maintes fois le parcours, refaisons la stratégie cent fois… la prudence nous guide. Les conseils de Rodolphe trottent dans un coin de la tête… enfin vite fait, car je n’arrête pas de chambrer Laurent en lui promettant un 12km/h de moyenne « in the pocket »

 

Les 25km à parcourir ne sont pas trop un problème, c’est surtout le profil de la course qui les rend inquiétant… un dénivelé cumulée en tour de 480 mètres dont une longue montée de 6km vers Arleuf puis une autre de 5km, moins pentue mais tout aussi piégeuse.

 

L’endroit ne paye pas de mine, la zone de départ semble être quelconque… mais je découvre un nouvel univers, un monde à part, celui de l’ultra. Un petit coup d’œil au calendrier des courses : 100km, 24h, 48h… on fait pâle figure à coté des centbornards, qui eux vont devoir se taper 4 fois cette boucle d’enfer…

 

Quelques regards inquiets me suivent… « mince, un kenyen, putain ils sont partout »… euh, seul coureur de couleur, j’ai l’impression de détonner encore plus… mais pas d’inquiétude, s’ils savaient… je suis un nain aux cotés de forçats de la route… ici, je ne pense pas que s’y présentent des coureurs occasionnels, tous, quelques soit leur niveau, semblent être des pratiquants réguliers.

 

Grosse frayeur 3 heures avant le départ. Levé à 5h30, un épais nuage recouvre le Morvan. La forêt se veut encore plus sombre. La course s’annonce pénible, petite pensée aux centbornards qui s’élancent déjà, sous des trompes d’eaux, la plupart pour un effort compris entre 10h et 14h, les autres pour près de 16h. Bien heureusement, peu après le coup de feu, le soleil fera son apparition, timidement, juste ce qu’il faut. Puis franchement à la mi-journée, à ce stade, nous en aurons terminé, mais pas les centbornards qui devront cravacher sous le cagnard…

 



 

Laurent et moi nous élançons à notre tour, vers 8h30… le sourire aux lèvres, nous apprécions la descente. Peu avant, nous avons chaleureusement applaudi les centbornars à leur passage, fin de leur première boucle. 25km dans les pattes. Nous leur emboîtons donc le pas. Le ton est tout de suite donné avec une départ en légère montée, puis le moment de fourberie, une descente à pic de 2km. On a vite fait de prendre de la vitesse, de s’emballer, de se laisser griser, pour mieux exploser sur Arleuf.

 

La montée vers Arleuf : 6km d’ascension à fort pourcentage. La pente se veut raide, mais finalement, quelques portions de replat permettent de récupérer. Je suis assez surpris, car n’ayant pas préparer cette course, et sans séances de côte à mon actif, j’arrive à imprimer un rythme qui me semble convenable : 10,5km/h. Laurent est à mes cotés, inquiet de notre départ rapide (dans la descente), il l’est encore plus par la cadence adoptée. Mais je le rassure, on fonctionne au cardio. L’important est de ne pas taper la zone rouge. On est dans le bon tempo, on continue… l’allure est soutenue, mais les sensations sont bonnes et puis nous avons de superbes accompagnatrices… Véronique et Florence nous ont rejoint peu avant le départ. Un soutien d’une bien belle importance. Gestion du ravitaillement, encouragement, papotage… elles ont fait pas mal de kilomètres (en voiture) pour nous soutenir…

 

Si c’est dur, c’est dur aussi pour les accompagnateurs. Arleuf mérite bien sa réputation… les accompagnateurs mettent pied à terre. La cote se veut raide, encore plus sur les 2 derniers kilomètres de la montée où le pourcentage prend d’un seul coup des proportions encore plus importantes. Nous mettrons 35 minutes à faire les 6km.

 

S’en suit la longue récupération à travers la forêt du Grand Montanu. Une belle ballde où je profite pour deviser, profiter du paysage. Laurent, quelque peu lâché sur la fin d’Arleuf, est revenu tranquillement, au train, sans stress. A son retour, nous reprenons notre marche… si l’on peut dire… Passage au Km10 en 56’. Passage à la mi-course en 1h09’




 

Le Châtelet, Km 14, seconde ascension de la journée. 5km au programme, cassante au début, cette montée s’avère vicieuse, pas vraiment une cote, pas du tout un faux plat montant, en fait, un mixte entre les deux avec des passages vraiment difficiles. Çà monte doucement mais sûrement. J’assure le tempo sans me mettre dans le rouge. Laurent lâche prise, j’hésite un moment, puis décide de rester au même rythme, sans accélérer en espérant qu’il revienne au train, comme la première fois.

 

Petit moment sympas, ravito avec des crêpes, je repart… sans crêpes, pas le temps… je double un centbornard à l’agonie, un V2 ou V3, je souffre pour lui… le véhicule de secours est à sa hauteur… petit signe d’encouragement, et je continue ma route...

 

Le 100km, une affaire de spécialiste.

Vers le km19, je vois revenir sur moi un duo de centbornards, bien en ligne, une mécanique bien huilée… çà tourne à 12,5km/h (sur un cent bornes bien escarpé, faut-il le rappeler). Avec eux, leur accompagnateur. Ravito, gestion de l’allure, encouragement… rien n’est laissé au hasard. Je suis admiratif… peut être un jour…

 

Revenu à ma hauteur, Florence me sort de ma rêverie. C’est presque un soulagement de la voir. Elle me sort de ma solitude, on papote, je prends des nouvelles de Laurent à l’arrière. Je reviens sur le duo centbornard… normal, çà descend ! on reste ensemble pendant 3km… naïvement, je glisse à Florence mon intention d’envoyer à 2km du but. C’était sans compter une fin de parcours tout aussi piégeuse que les 23 premiers kilomètres. J’abandonne toute véleïté à l’entrée de Château Chinon. Coup d’œil à l’arrière : Xavier, un quinquagénaire, revient sur moi. J’en ai gratté plusieurs pendant 25 bornes, mais là, sur ce finish, j’hésite à le suivre, par prudence, je reste sur ma réserve… décidément, cette course est trop malicieuse pour moi.


Laurent, impressionnant par sa gestion de l’effort, est en passe de finir en moins de 2h20. Il m’avouera m’avoir toujours eu en visu, source de motivation. Je suis content. J’étais aussi venu pour çà. Juste pour la forme, j’allonge sur les 500 derniers mètres et coupe la ligne en 2h16’… Laurent me rejoint, 1 minute plus tard…

 

Que dire, sinon que cette course m’a ravie, tant par son parcours, que par son ambiance champêtre, par son organisation aux petits soins qui n’a rien à envier à ASO. Je trouve d’ailleurs que cette course n’a pas l’écho qu’elle mérite. Il devrait y avoir autant de participants qu’à Millau. Mais c’est peut-être ce qui fait son charme.

 



Grosse pensée aux centbornards qui doivent se farcir 4 fois cette boucle…

 

 

Par Krylin - Publié dans : Compétition
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