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La course à pied, qu’on se le dise, c’est ce qui m’anime, me maintient à flot. N’ayons pas peur des mots, courir est pour moi une drogue. Quelques jours sans une sortie et je suis en manque, il me faut ma dose d’endorphine. Mais j’ai toujours été un compétiteur dans l’âme et ce même à mon modeste niveau. De fait, aller courir par mauvais temps, se motiver par flémardise aiguë, sortir après une journée de boulot éprouvante, nécessite un challenge, un objectif sans lesquels, à la question : « mais pourquoi tu cours ? », il m’est bien difficile de répondre.

Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /2009 21:51


Effectivement, l’heure du bilan. Même si je n’en ais pas tout à fait terminé, après plus de 600km (609 pour être précis), je suis arrivé au terme de la première partie de ce marathon : la préparation. J’ai bouclé ma 34ème séance ce dimanche, non sans un certain soulagement. Car cette préparation, si elle s’est bien passé dans son ensemble, a pris pour son épilogue une tournure mi-figue, mi-raisin, avec un léger arrière goût d’inachevé.

 

Coté figue :

Pas de blessures, c’est le plus important. Quelques bobos çà et là, mais rien de conséquent. Je finis en bonne forme, avec la sensation d’avoir progressé dans les compartiments essentiels à la distance reine : l’endurance et le foncier. Je pense être mieux armé que pour Paris.

 

Coté raisin :

C’était la dernière séance, autour de moi un grand silence, mon cœur s’est emballé et le rideau sur ma tête est tombé. Avec un rhume dans les dents, j’ai quand même souhaité conclure ces 8 semaines de préparation par une ultime séance de qualité. Malgré le report d’un jour, çà n’a pas suffit. C’est passablement fatigué que j’ai tournoyé. En passant à l’allure marathon, j’ai peiné à maintenir le rythme, ne serait-ce que 5mn…

 

A quoi la faute, un coup de fatigue ?

J’ai beau essayer de me rassurer, mais je suis maintenant plongé en plein doute. En ais-je assez fait ? trop fait ? Allons, soyons factuel… ce goût d’inachevé, ne viendrait-il pas du sel de l’excitation ?

 



Sur le plan strictement quantitatif, la montée progressive de la charge de travail s’est bien déroulée. Ce, d’autant, que les 3 premières semaines se sont faite à raison de 5 séances/semaine. Une moyenne de 76km hebdomadaires avec pour la semaine la plus longue (semaine 7), 101km en 5 sorties. Là, j’ai bien encaissé les bornes. Le plus rassurant a été l’ingestion des sorties longues, jusqu’à 2h45, 34km… 3 jours plus tard, je pouvais aligner 1h30 de footing, les jambes fraîches.




 

 

Pour la dernière semaine, j’ai veillé à diminuer sensiblement la charge de travail (durée, nombre de sortie), mais pas tant l’intensité (travail au seuil, allure marathon). Enquiller les bornes, sans autres mesures, n’a strictement aucuns intérêts. Plus de la moitié de mon entraînement a été consacré au travail d’endurance, le fameux foncier. J’avais déjà, au préalable fait un travail de fond (sans jeu de mots) dès le début de l’été, sur mes sorties dominicales. Des longs footing courus tout proche des 12km/h. En complément, un léger, très léger travail de VMA, 3 séances en tout et pour tout. L’essentiel avait été fait avant. En revanche, j’ai davantage travailler l’allure spécifique (seuil+ ou 90% de VMA) et surtout le seuil, qui en fait correspondait au tempo d’un semi. Une des principales raison de ma bonne perf au Semi de Lille. Bien entendu, le travail à allure marathon a pris bonne place dans mon programme. Là, aussi une montée en charge progressive, et surtout, contrairement à Paris, son intégration à la sortie longue. Une optique qui m’a plutôt bien réussie.

 

 

 

 

7 séances de travail, 8 si je compte le test d’1h d’avant programme. Contrairement à Paris, je n’ai pas pris ma VMA comme seul étalon référence. S’il y a bien une chose que j’ai retenu de mon premier marathon, c’est qu’il s’agit vraiment d’une course à part. Il me faudra beaucoup de patience et de travail avant d’espérer maintenir près de 80% de VMA sur 42km. En attendant, je joue la carte de la prudence. C’est à partir de mon allure d’endurance active (12km/h) que j’ai commencé mon travail avec une fréquence cardiaque moyenne plafonnée à 168 pulses/minutes. Au-delà, c’est prendre le risque de ne pas finir la course. Dès les premières portions, j’ai eu de très bonnes sensations avec pas mal de marge coté pulses. Au fil des semaines, j’ai affiné mon tempo, enlevant de 2 à 4 secondes au kilo selon les semaines. En 2 mois, j’en suis arrivé à une allure marathon de 4’43/kilo. Pour des pulses max à 165…

 

 

C’est un peu à la lumière de mes progrès. J’ai gagné en pulses sur à peu près toutes mes allures. C’est assez curieux, car ce qu’il en ressort, c’est que c’est le travail foncier qui a fait baisser la Fc. Qui a dit que pour courir plus vite, il fallait faire de plus long footing à faible allure ???



Il n’en reste pas moins que ce dimanche, à tempo identique (validé par 2 grosses séances), là où ma Fc ne dépassait pas les 165 sur 25mn, à allégrement tutoyé les 170 pulses/mn….

 

Alors, la faute à quoi ???

- Quantitativement c’est bon…

- Qualitativement c’est bon…

 

du moins, çà à l’air bon…

En fait, j’ai peur de douiller comme à Paris… je commence à sérieusement phsychoter…

 

Mon objectif, 3h25, puisqu’il en faut un….

 

Résultat, moi qui avait prévu 1 ou 2 légers footing de 20mn cette semaine, je ne vais rien faire. A quoi bon. Il parait qu’à J-15 tout est joué ? Alors jouons…

 


Par Krylin - Publié dans : Marathon
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